Aliya en fait partie.Paris, début des années 1990. Un jeune chanteur congolais croise un ancien mannequin français. De cette rencontre naît une histoire qui va traverser trente ans de musique congolaise avant de traverser trente ans tout court.1993.
« Miss des Miss » sorti sur l’album Noblesse Oblige. Une déclaration, en public, devant tout un continent qui écoute.2012. Vingt ans plus tard, « 12ème Dan » raconte encore la même femme.2017.
« Alidor », que vous écoutez ici sort sur Nyataquance, referme la boucle. Vingt quatre ans séparent la première chanson de la dernière.
D’autres titres rappelleront ce nom.Entre les deux, un mariage civil le 15 avril 1994, trois enfants, une vie de tournées et de studios. Puis, en 2022, la séparation, après vingt huit ans ensemble.
Les raisons exactes restent controversées, et aucune version n’a été confirmée par les principaux concernés.Ce qui, en revanche, ne se discute pas, c’est la trace laissée dans l’œuvre.
Peu d’artistes de la rumba congolaise ont consacré autant de titres à la même femme sur un quart de siècle. Cette fidélité là, musicale au moins, est unique.En photo : Aliya au premier plan, et sa fille Didistone (mannequin)
Source : Alain Mabanckou
