Née au Katanga dans une famille aisée, formée en Belgique, elle épouse en 1961 à Kinshasa un jeune chanteur déjà promis à un destin immense, Pascal Tabu, futur Tabu Ley Rochereau.
Cinq enfants naîtront de cette union : Blackson Matthieu, Mireille Esther, Colette, Gisèle, Isabelle.Ce que peu de femmes d’artistes congolais ont connu, Tété l’a vécu : devenir un personnage de chanson de son vivant.
« Adios Tété », « Mission officielle », « Tété nakozonga » (que je vous fais écouter ici). Rochereau Tabu Ley écrit pour elle pendant des décennies, comme si l’amour, une fois couché sur une partition, pouvait durer plus longtemps que la fidélité.
Car la fidélité, justement, n’a jamais été celle de l’homme. Jeanne Mokomo, Miss Zaïre 1969, Mbilia Bel, tant d’autres.Tété reste.On dit qu’elle serait partie dans les années 1990, et que Rochereau pleurait sur scène chaque fois qu’il chantait son nom après sa disparition.
Source : Alain Mabanckou
