Jarya en fait partie.Le récit remonte au début des années 1970. Les Grands Maquisards sont en tournée à Pointe-Noire, au sommet de leur art. Le leader du groupe, Ntesa Dalienst, y croise une jeune femme d’une « beauté rare ».
Le coup de foudre est immédiat, presque irréfléchi. Il veut l’épouser sur le champ.Puis vient le départ. Elle reste à Pointe-Noire, lui rentre seul à Kinshasa.De cette absence naît une mélodie.
Jarya devient un tube sur les deux rives du fleuve, avant même que la femme qui lui a donné son nom ne traverse le pool pour rejoindre celui qui l’a rendu célèbre sans qu’elle le sache encore.Leur histoire ne durera qu’un temps.
La chanson, elle, dure depuis plus de cinquante ans.
Source : Alain Mabanckou
