Dossier Une épidémie de fièvre Ebola en République démocratique du Congo (RD Congo), a été déclarée par les autorités congolaises le vendredi 15 mai 2026. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le virus s’est propagé depuis « quelques mois » déjà. Le
variant concerné, la souche Bundibugyo, inquiète particulièrement puisqu’elle ne connaît ni vaccin homologué ni traitement particulier. Des dizaines de personnes sont mortes. La fièvre hémorragique Ebola a été identifiée en 1976 en République démocratique du Congo (RD Congo) et a touché depuis différents pays, à l’instar de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone.
Un nouveau seuil a été franchi dans l’épidémie d’Ebola qui touche la République démocratique du Congo. 438 personnes sont décédées du virus, selon un dernier bilan publié ce jeudi. Avec 1.406 cas recensés au total depuis le début de l’épidémie, le taux de létalité s’élève à 31,2%, selon l’Institut national de santé publique (INSP) du pays.
Cette épidémie, déclarée le 15 mai dernier, est la 17e qui touche la RD Congo. Elle est causée par une souche rare du virus nommée Bundibugyo. Pour le moment, il n’existe ni vaccin, ni traitement pour la combattre. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché une alerte internationale.
Un essai clinique a débuté
Toutefois, un essai clinique a démarré ce jeudi dans le pays. Il concerne deux traitements visant le virus Bundibugyo. « L’essai clinique portant sur deux traitements a débuté avec le recrutement du premier patient« , a déclaré aux journalistes le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Cet essai – baptisé PARTNERS – doit permettre d’évaluer l’anticorps monoclonal MBP134 et l’antiviral remdesivir, lorsqu’ils sont administrés seuls ou en association. Cette étude est coordonnée par l’Institut national de recherche biomédicale de la RDC, avec le soutien d’une coalition de partenaires, dont l’OMS. « Les patients qui participeront à l’essai bénéficieront de soins de soutien complets et d’un suivi étroit« , a souligné le dirigeant de l’OMS.
Ebola: le seuil des 400 morts dépassé en RD Congo, un essai clinique sur deux traitements a démarré
Un essai clinique de deux traitements pour contrer le virus Ebola a débuté ce jeudi 2 juillet, mais l’épidémie continue de s’étendre en RD Congo. Un nouveau bilan franchit la barre des 400 morts depuis le début de l’épisode déclaré le 15 mai dernier.
Le
02 Jul. 2026 à 18h28
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avec AFP
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Des professionnels de santé s’occupent d’un patient atteint d’Ebola au centre de traitement de Rwampara, dans la province de l’Ituri, en RD Congo, le jeudi 18 juin 2026.
Photo Associated Press/Moses Sawasawa
Un nouveau seuil a été franchi dans l’épidémie d’Ebola qui touche la République démocratique du Congo. 438 personnes sont décédées du virus, selon un dernier bilan publié ce jeudi. Avec 1.406 cas recensés au total depuis le début de l’épidémie, le taux de létalité s’élève à 31,2%, selon l’Institut national de santé publique (INSP) du pays.
Cette épidémie, déclarée le 15 mai dernier, est la 17e qui touche la RD Congo. Elle est causée par une souche rare du virus nommée Bundibugyo. Pour le moment, il n’existe ni vaccin, ni traitement pour la combattre. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché une alerte internationale.
Un essai clinique a débuté
Toutefois, un essai clinique a démarré ce jeudi dans le pays. Il concerne deux traitements visant le virus Bundibugyo. « L’essai clinique portant sur deux traitements a débuté avec le recrutement du premier patient« , a déclaré aux journalistes le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Cet essai – baptisé PARTNERS – doit permettre d’évaluer l’anticorps monoclonal MBP134 et l’antiviral remdesivir, lorsqu’ils sont administrés seuls ou en association. Cette étude est coordonnée par l’Institut national de recherche biomédicale de la RDC, avec le soutien d’une coalition de partenaires, dont l’OMS. « Les patients qui participeront à l’essai bénéficieront de soins de soutien complets et d’un suivi étroit« , a souligné le dirigeant de l’OMS.
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Si l’essai est concluant, les traitements pourraient donc être accessibles aux personnes contaminées. « Nous nous efforçons également de leur garantir l’accès à ces deux médicaments s’ils s’avèrent être sûrs et efficaces« , a assuré Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Une réaction « rapide«
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa et le patron de l’agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC) Jean Kaseya étaient en visite ce jeudi à Kinshasa, la capitale de la RD Congo. Les deux hommes ont évidemment évoqué la situation sanitaire.
Cyril Ramaphosa s’est satisfait sur X, et dans une allocution, de la gestion de la crise à l’échelle africaine. « La réaction du continent face à cette épidémie d’Ebola a été rapide« , a-t-il affirmé.
Malgré cela, l’épidémie continue à s’étendre avec un cas récemment confirmé à Kisangani, grande ville du nord-est située à près de 600 kilomètres du foyer de la crise. « Le corps de la défunte a été transporté clandestinement par moto vers Kisangani » depuis la zone de santé de Nia Nia en Ituri, ont expliqué les autorités sanitaires. La dépouille d’une victime d’Ebola est extrêmement contagieuse et, dans de nombreux cas, la maladie est transmise lors des rites funéraires.
Le foyer de la crise se situe dans la province de l’Ituri (91,2% des cas et 83,6% des décès), frontalière du Soudan du Sud et de l’Ouganda, où 20 cas, dont deux décès, ont été enregistrés. Le virus est également présent dans les provinces proches du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Cette dernière n’a enregistré aucun nouveau cas confirmé depuis le 26 mai.
Les centres de traitement Ebola sont saturés avec un taux d’occupation de plus de 138%, selon l’INSP. Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels, provoque une fièvre hémorragique. Un autre virus, dit « de Marburg« , provoquant ces mêmes symptômes, a été détecté en Ouganda, a annoncé l’OMS. Le pays n’a pas recensé de cas d’Ebola depuis le 21 juin dernier.
Ebola a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années. L’épidémie la plus meurtrière en RD Congo avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades recensés, entre 2018 et 2020.
